Exposition photographique du collectif Surface Sans Cible
au Scriptorium de l'Hôtel de Ville de CAEN
du 27 janvier au 8 mars 2026
Pour cette expo j'ai préparé deux séries :
1) Série « MONDES PERDUS », composée de 4 photos.
2) Série « ANIMAL ON EST MAL », composée de 3 photos.
N.B. : C'est la première fois que j'utilise des outils d'Intelligence Artificielle pour créer des univers visuels.
« MONDES PERDUS »
Quatre images. Quatre mondes. Une seule question : que reste-t-il quand tout semble perdu ?
Cette série explore les tensions entre effondrement et résilience, absurdité et espoir, fuite et mémoire. Chaque photographie est un fragment d’un monde en crise, mais aussi une tentative de changer notre regard.
Silence, on clown ! (photo non retenue dans l'exposition)
Dans un paysage ravagé, un clown solitaire brandit le drapeau d’une nation dominatrice, comme s’il ouvrait un défilé. Mais ici, il n’y a plus de public. Plus de scène. Juste les restes d’un monde effondré. Le rire devient masque, le patriotisme un accessoire, et la paix un décor de carton-pâte.
Ici, le silence n’est pas celui du repos, mais celui d’un tournage grotesque où l’on joue à faire semblant que tout va bien, ou que tout ira mieux.
photographie générée par Intelligence Artificielle
Même ici, la vie
Dans les décombres d’un monde brisé, une enfant tient une fleur. L’innocence persiste, fragile mais indomptable. Là où tout semble perdu, la vie s’obstine à renaître.
Le regard de cette enfant est l’écho silencieux d’une humanité qui refuse de mourir. Le titre n’est pas une consolation. C’est une provocation. Il interroge notre capacité à voir l’espoir là où nous avons semé le désespoir. Il rappelle que derrière chaque conflit, chaque décision politique, il y a des corps, des visages, des enfances. Et que malgré tout, quelque chose pousse. Quelque chose résiste.
photographie générée par Intelligence Artificielle
L’empreinte de trop
Un objet oublié, une trace laissée. Dans le silence du désert, la présence humaine interroge : jusqu’où ira-t-on avant de disparaître sous nos propres marques ?
Cette photographie capte un instant de déséquilibre : celui où la nature, vaste et silencieuse, se heurte à une trace humaine — dérisoire, mais significative. Un objet plastique abandonné, des marques de passage, et ce désert qui semble vouloir tout effacer. Elle suggère que nous avons franchi une limite. Ce n’est pas l’empreinte en soi qui dérange, mais son excès, son absurdité, sa persistance là où elle n’a rien à faire. Dans ce décor aride, chaque trace devient un cri. Un rappel que même les lieux les plus reculés ne sont plus épargnés. Une empreinte de trop, c’est celle qui ne s’efface pas. Celle qui ne devrait pas être là.
photographie entièrement réalisée à l'aide d'Intelligence Humaine et d'un coup de pouce du hasard
Go, Go, Go, Elon ! (hommage à Georges Méliès)
Un homme, une fusée, un rêve.
Mais derrière l’épopée cosmique, une question : jusqu’où ira-t-on pour fuir ce qu’on n’a pas su réparer ici ?
Cette image est une fiction. Une mise en scène de l’obsession contem-poraine pour l’ailleurs, pour le ciel, pour les planètes lointaines. Un astronaute solitaire chevauche une fusée dans un ciel saturé de mondes imaginaires. L’élan est puissant, le décor spectaculaire. Mais que cherche-t-on à fuir ?
Le titre joue sur l’enthousiasme médiatique autour des figures de l’innovation, tout en glissant une pointe d’ironie en jouant sur l’aspect volontairement grotesque de l’image. Car derrière les promesses de conquête spatiale, il y a des questions non résolues : l’écologie, les inégalités, les conflits terrestres. L’image interroge cette fuite en avant, cette volonté de coloniser l’espace alors que la Terre elle-même reste en souffrance.
photographie générée par Intelligence Artificielle
« ANIMAL ON EST MAL »
Ces images ne relèvent pas d’un simple jeu formel. Elles s’inscrivent dans une démarche critique et poétique, où l’hybridation devient un outil de questionnement sur notre rapport au vivant, sur les frontières entre les espèces, et sur les récits que nous projetons dans les corps.
La présence de ces « hybrides » invite à une contemplation inquiète, à une écoute des voix animales que l’humain a transformées, parfois jusqu’à l’oubli. Elles posent la question : que reste-t-il de l’animal quand il devient objet de manipulation ? Et que dit cette transformation de notre propre humanité ?
TITRE : "MOU-THON"
photographie générée par Intelligence Artificielle
TITRE : "TRUIE-TE"
photographie générée par Intelligence Artificielle
TITRE : "HARENG-JUEZ"
photographie générée par Intelligence Artificielle